#37 LA REALITE, LES VERITES, LE REEL
- Angela Dupraz

- 20 sept.
- 13 min de lecture
Dernière mise à jour : 10 nov.
Nous remarquerons déjà que la réalité se décrit, alors que la vérité se démontre, se vérifie. Mais qu’est-ce que le Réel ?
La réalité
C’est ce qui se passe sur le plan événementiel. Il y a des voitures dans la rue. La circulation ralentit le trafic. Une journée de travail doit être accomplie. Avant de rentrer chez soi il est nécessaire de faire des courses si l’on veut manger ce soir. Mais il y a aussi le fait de maintenir sa maison propre, de payer ses factures, d'envoyer des courriers, de répondre aux emails, de nous occuper du jardin si on en a un… etc. Et, selon notre situation familiale, nous aurons également la nécessité de nous occuper de nos enfants, de penser à notre conjoint, de ne pas oublier nos parents… sans oublier de prendre physiquement soin de soi (nourriture, hygiène, sommeil...). Ici nous avons des faits (juste de la mécanique matérielle et événementielle). Là, c’est la « réalité » plus ou moins agréable dans laquelle nous baignons. On peut en mesurer les dates, les durées, les emplacements géographiques, les impacts financiers, les conséquences sur notre planning, sur notre santé.
La vérité
La vérité c’est quand ce qui est énoncé correspond à la réalité. J’ai passé tant de temps dans les embouteillages, j’ai répondu à tant des lettres ou emails, j’ai consacré tant de temps aux courses ou j’ai dépensé telle somme pour acheter telle ou telle chose. On peut même mesurer le temps passé avec les enfants, avec le conjoint, avec les amis, le coût et la durée de telle sortie au restaurant et au cinéma. La vérité, c’est la mesure qui concorde avec les faits. Rien de très palpitant ni d’humainement nourrissant. Mais sur le plan organisationnel cela peut être très utile, parfois indispensable.
Le Réel
Limiter le monde à la réalité et à la vérité serait illusoire. Il y a aussi le Réel. Quand nous savons que, traversant les embouteillages pour aller à notre travail, nous y avons passé une heure (mesure objectivable), cela ne dit rien sur « comment nous avons éprouvé cette heure ». Selon que ce travail nous passionne ou nous ennuie, cette heure sera vécue de façon pénible ou salutaire. Quand nous avons passé deux heures avec notre conjoint (mesure objectivable), cela ne renseigne pas sur ce qui a été éprouvé, selon que nous sommes très amoureux ou au bord de la séparation. Pareillement avec les enfants, avec les amis, et avec chaque circonstance et la constellation d’éléments qui l’environnent, aussi bien matériels que psychiques (notre relationnel). Le Réel, lui, concerne ce monde psychique, sur lequel la réalité et les mesures ne nous renseignent pas. Par exemple cette femme qui, dans un hôpital, accompagne son jeune enfant atteint de leucémie jusqu’à sa fin de vie, et qui est présente au moment de sa mort. La réalité c’est que son fils meurt. La vérité c’est qu’il est mort. Mais son vécu ne peut simplement se déduire ni de la réalité, ni de la vérité. Cette femme m’a confié quelque chose d’inattendu que même peu de personnes pouvaient entendre « je viens de vivre un des plus beaux moments de ma vie ! ». Je lui ai demandé en quoi ce qu’elle vient de vivre était un des plus beaux moments de sa vie, et elle me répondit « Je viens de mettre mon fils une seconde fois au monde ». Son Réel (un des plus beaux moments de sa vie), ne peut se déduire de la réalité ou de la vérité (elle était présente à la mort de son fils).
Cette notion du Réel nous rend très humble et toujours curieux de ce que nous ignorons au-delà des faits objectivables. Quand, parlant de la dimension ontique, Abraham Maslow écrit : « Il s’agit d’une chose que non seulement nous ne connaissons pas, mais que nous avons peur de connaître » ( Abraham Maslow, Etre humain - Eyrolles, 2006, p.104), c’est un peu comme s’il évoquait ce Réel si présent, mais si impalpable, parfois même inquiétant. Nous venons de voir que les faits (réalité) existent. Que les mesures, démonstrations et vérifications (vérités), sont sujettes à être contextualisées et ne sont jamais « vraies dans l’absolu ». Il s’agit pourtant du monde « objectal » (le monde des objets, celui du « quelque-chose ») qui est tangible. Nous venons aussi de voir que le « Réel », lui, il est imprévisible. C’est ce que je nommerai le monde « subjectal » (celui des Sujets, des Êtres, celui du « quelqu’un »). Le Réel, c’est ce qui est éprouvé par un « Quelqu’un » qui se trouve dans un « Quelque chose », en compagnie d’autres Êtres qui, eux aussi, font cette expérience… il s’y ajoute leurs subtiles interactions.
Nous devons à Pierre Teilhard de Chardin (paléontologue) d’avoir énoncé l’idée de géosphère (zone de l’énergie matérielle), de biosphère (zone de l’énergie vitale) et de noosphère (zone ontique de la psyché ou de la conscience) [Teilhard de Chardin, Le phénomène Humain, Ed. Le Seuil, 1955, p.199]. Nous notons que les deux premières sphères touchent le monde de l’énergie (physique ou biologique), alors que la troisième touche celui de la Vie. Dans les deux premières nous trouvons les principes de la thermodynamique (par exemple, l’énergie ne peut que se transférer d’un point à un autre et quand elle arrive quelque part, elle n’est plus là d’où elle vient), dans le troisième, la Vie se déploie (il ne s’agit plus de transfert, et les règles de la thermodynamique ne permettent plus de décrire le phénomène : quand elle se déploie dans une direction, elle est encore plus là d’où elle vient, tout en remplissant parfaitement là où elle va).
On pourrait dire que la réalité se tient dans la géosphère et dans la biosphère, puis que le Réel se tient finalement dans la noosphère.

En psychothérapie
La psyché et la réalité
Les faits se produisant dans la réalité peuvent être source de trauma. Certaines circonstances majeures comme par exemple, agression, deuil ou pathologie grave, ne sont jamais vécues sereinement. Nous y trouvons des étapes présentes aussi dans la fin de vie : dénégation (ça n’existe pas dans le monde des possibles, donc ce n’est pas perçu), déni (ça existe, mais on ne veut pas que ça existe, on n’y croit pas), puis révolte (ça existe et c’est profondément injuste), marchandage (il doit bien y avoir une solution), effondrement (dépression face au fait qu’il n’y a pas de solution pour que cela ne soit pas), et enfin éventuellement acceptation (intégration, déploiement grâce à cela).Pourtant, ce n’est pas l’événement lui-même qui est source de trauma, mais la façon dont nous le vivons, bien qu’en fait, nous le vivions surtout... juste comme nous le pouvons. Et ce que nous pouvons à ce sujet dépend d’une part du bagage que notre existence nous a permis d’acquérir, et d’autre part des capacités que la nature nous a donné à la naissance. Il peut paraître excessif de dire que « ce n’est pas la circonstance qui est source du trauma, mais la façon dont on le vit », du fait que certaines situations sont vécues douloureusement par tout le monde et qu’il est hors de question de culpabiliser une personne victime d’un choc en lui disant « c’est parce que tu le vis mal ». Cela peut apparaître excessif car quelqu’un ne doit en aucun cas se voir reprocher de mal vivre une situation dramatique. Ce serait indécent et inacceptable. Cependant, c’est justement parce que le Réel (sa façon de le vivre) l’emporte sur la réalité (ce qui s’est passé) qu’une thérapie peut fonctionner : on ne peut rien changer à ce qui s’est passé dans la réalité, mais on peut ajuster ce que l’on en fait dans notre Réel.
S’il semble difficile de comprendre que ce n’est pas ce qui se passe mais ce qu’on en fait qui joue dans notre état psychique, n’oublions pas cette femme qui est présente à la fin de vie de son fils, qui l’a accompagné jusqu’au bout, et qui dit avoir vécu l’un des plus beaux moments de sa vie. Rien n’est écrit à l’avance. Les ressentis ne sont pas identiques pour tout le monde. Là, la différence est extrême, mais en toute circonstance, le vécu de chacun n’est pas identique à celui de chaque autre, ne serait-ce que dans la nature et dans la dimension du vécu éprouvé. Nous venons de voir le trauma qui fait suite à la présence de quelque chose dans la réalité, mais il existe aussi le trauma qui existe du fait de l’absence de quelque chose dans la réalité. La psychanalyse distingue ainsi judicieusement le « trauma positif » (trauma du fait de la présence de quelque chose de violent), et le « trauma négatif » (trauma du fait de la violence de l’absence de quelque chose). Ce dernier est parfois plus difficile à détecter car il n’a pas de source objectivable. Par exemple un Être a pu souffrir de maltraitance de la part d’un parent (trauma positif) et du manque d’attention de ce parent (trauma négatif). Il arrive que le trauma négatif soit plus douloureux que le trauma positif, bien qu’il se détecte moins aisément (sa trace en est plus discrète). La psyché peut ainsi se retrouver impactée par la présence ou par l’absence de quelque chose dans la réalité. Mais il n’en demeure pas moins que c’est la façon dont la psyché va le vivre qui fait la blessure : soit l’intégration ; soit le clivage protecteur, suivi du symptôme qui permettra ultérieurement une remédiation de ce qui a été clivé. La réalité à elle seule ne produit pas une telle chose. C’est ce qui se passe dans le Réel de la psyché qui produit le phénomène. C’est pourquoi en phénoménologie, l’on se préoccupe plus de ce qui a été éprouvé que de ce qui s’est passé. C’est pourquoi la psychothérapie permet une amélioration de la vie du patient, car s’il n’a aucune prise sur ce qui s’est passé, le patient est toujours (au moins potentiellement) en capacité d’en faire autre chose. Un praticien qui s’acharnerait sur ce qui s’est réellement passé afin de l’objectiver, espérant ainsi apaiser son patient, risquerait de détourner son patient de son propre Réel en lui montrant que ce qu’il a éprouvé n’était pas justifié (voire stupide !). Or si ce qui a été éprouvé n’était pas justifié par les faits (ce qui arrive souvent), cela l’était par ce que ces faits ont activé ou réactivé en lui, généralement en vue d’un déploiement (devenir qui l’on a à être), ou d’une remédiation intime (retrouver son intégrité, jadis perdue par clivage protecteur). Pour éviter cet écueil il convient pour le praticien de bien différencier « la réalité » (ce qui se passe, ou s’est objectivement passé) et « le Réel » (ce qui a été subjectivement, mais réellement, éprouvé).
La psyché et le Réel
Pour simplifier, l’on pourrait dire que la réalité c’est ce qui se passe au dehors de la psyché, et le Réel c’est ce qui se passe au-dedans de la psyché. Pourtant, ce n’est pas tout à fait vrai quand nous abordons la zone transpersonnelle. Le patient y perçoit un Réel « au-dehors » qui n’est pourtant pas dans la réalité objectivable : il se retrouve concerné par un peuple, des personnes disparues, une époque, un lieu, un pays, une planète, une présence, des Êtres, un futur, etc. Il s’y trouve un « en dehors » qui est en même temps « en dedans », comme si « lui-même était aussi cet en dehors ». Cela lui est présent comme « Réel » sans qu’il ne s’agisse d’hallucinations. Si l’on reprend le mot « réalité », nous pourrions dire qu’il s’agit d’une « réalité subjective » profondément tangible. Le mot « tangible » vient du latin « tangere » qui signifie « toucher ». Ce qui est tangible, c’est ce qui est « palpable », et de ce fait, indéniable. Ici je parle de « réalité subjective tangible » en ce sens où une sorte de « tact psychique » produit une certitude de cela, une certitude absolue qui n’a rien à voir avec une hallucination car elle n’est pas d’ordre sensorielle. Elle est d’ordre expérientielle. Il ne s’agit pas de fantasme (imagerie intérieure) mais d’expérience intime. Il ne s’agit pas de la réalité, en ce sens où on ne peut pas l’objectiver, mais il s’agit bien du Réel, et son existence doit être validée par le praticien, et non minimisée ou relativisée, pas plus qu’elle ne doit être surdimensionnée.
La psychothérapie et le Réel
Le praticien en psychothérapie peut parfois être tenté de ramener le patient à la « réalité », d’investiguer les faits objectivables de sa vie, afin de sortir celui-ci de ce qu’on pourrait considérer comme des erreurs cognitives, des fantasmes erronés, déformants la réalité et la vérité. Le praticien alors espère que, touchant la réalité, le patient se libère de son Réel incohérent ou inadapté, qui en est trop éloigné. Quand par exemple quelqu’un souffre de troubles phobiques, sa réaction est disproportionnée face à un élément de la réalité qui, en vérité ne le menace pas. Ainsi, un sujet phobique de l’eau peut parfois même craindre de traverser un pont au-dessus d’une rivière. En thérapie comportementale la technique de désensibilisation systématique conduira le patient à « apprivoiser » cette eau effrayante ou ce pont, en s’en approchant progressivement, d’abord mentalement, puis concrètement… et dans sa version humaniste, à décrire avec soin tout ce qu’il ressent au cours de cette progression. La réalité est que l’eau ou le pont ne sont pas dangereux, le Réel est que face à ces éléments le sujet éprouve une peur, voire une terreur, qui n’est pas justifiée ni par le pont ni par l’eau, mais par celui qu’il a été et qui a vécu un trauma dans une situation analogue, qu’il a même éventuellement oubliée. Par exemple : enfant il a failli se noyer. Sa phobie n’est pas alors un dysfonctionnement de sa psyché, mais un moyen par lequel il garde un lien avec cet enfant que la pulsion de survie l’a contraint à évincer, du fait que la charge émotionnelle était trop forte pour qu’il puisse intégrer cet enfant en lui. Ainsi protégé de cet envahissement émotionnel, il est néanmoins amputé d’une « part de soi » (l’enfant qui a eu peur). Alors sa pulsion de Vie produira ultérieurement un symptôme phobique afin de ne pas totalement oublier cet enfant. Le jour venu, quand la maturité le permettra, grâce à cette phobie, il sera invité à intégrer cet enfant qu’il était au cœur de sa psyché (intégrer l’enfant et non la circonstance). Il peut ainsi retrouver son intégrité et une stabilité authentique. Si, au contraire, on tente de faire disparaître le symptôme, cela devient très néfaste car on retire au patient une opportunité de retrouver son intégrité. D’où ses résistances, d’où des thérapies interminables ne produisant que peu ou pas de résultats, d’où des déplacements de symptômes, car notre pulsion de vie est heureusement plus forte que notre volonté d’effacement. Elle veille à ce que toute possibilité d’intégrité ne soit pas perdue.Dans l’exemple ci-dessus il y a la réalité d’un moment où le sujet a failli se noyer quand il était enfant. Quand son trouble phobique surgit dans le présent, l’on est tenté de le ramener à la réalité présente (non dangereuse), en lui démontrant que l’histoire de l’enfant est du passé, et que désormais ce danger n’existe plus. L’on tente ainsi de le « ramener à la raison ». En fait nous ne faisons alors que tenter de le ramener à « notre raison », et d’oublier « la sienne ». Or « sa raison », il allait justement la retrouver grâce à ce symptôme que nous nous acharnons à vouloir effacer. En tentant de le ramener à la « réalité présente », en fait nous lui faisons perdre le « Réel » de cet enfant qui appelle sa conscience afin d’y être accueilli et de constituer son intégrité, sans laquelle il peine à être au monde. Cela est particulièrement dommageable chez la personne âgée quand l’on invite le soignant ou le praticien à la « resituer » lorsqu’elle tient des propos incohérents. Il conviendrait plutôt d’abord d’accéder à la raison qui, en elle, se manifeste à travers cette apparente incohérence, du fait d’un Réel jamais entendu. Il convient de ne les resituer qu’ensuite. Les restituer prématurément ne fait que les éloigner de leur raison qu’ils étaient en train de retrouver. Perdant ainsi ce « Réel intime » qui appelait leur conscience ils deviennent alors de moins en moins capables d’accéder à la réalité présente. Cette quête d’intégrité, lors de cette ultime étape de leur vie, devient prioritaire et est bien souvent malmenée par des soignants bien intentionnés qui ont pris pour mission de les resituer dans la réalité sans tenir compte du Réel de leur raison émergente, sans tenir compte du Réel qui appelle leur conscience.
Une incontournable ouverture au Réel
Ni rêve ni rationalisation, tant pour le patient que pour le praticien, mais sensibilité à ce Réel qui s’exprime à travers des symptômes. Il peut arriver alors que des vérités établies soient remises en cause à cette occasion. Une indispensable souplesse, accompagnée de rigueur, devient nécessaire pour rendre compte de ce Réel. S’appuyant sur des illustrations puisées dans la réalité, le praticien met en œuvre des mises en mots qui ne sont souvent que des esquisses, des métaphores, pour rendre compte aussi fidèlement que possible de cette émergence. Le praticien est alors amené à accepter de se faire enseigner par son patient. Le Dr Henri Grivois, psychiatre qui a consacré sa carrière aux psychotiques, en rend compte dans ses ouvrages de façon très touchante :
« Ainsi au début, mes patients ne savaient guère plus que moi où je voulais en venir » (Henri Grivois, Le fou et le mouvement du monde, Ed. Grasset 1995 p.112). « En même temps, face à eux, on a le trac, ils ont quelque chose d’enfantin et de solennel. Leur maturité métaphysique paraît immatérielle. On se laisse captiver par le sentiment étrange d’être devant un chef-d’œuvre achevé, mais en danger. Parfois ils nous sont si proches que, craignant d’être berné ou séduit, on recule comme pour les préserver de nous. » (ibid. p.109). « Devant eux je reste comme la première fois, aussi stupéfait, aussi émerveillé sinon ébloui. » (ibid, p.23).
Le temps de carrière du praticien va l’ouvrir de plus en plus à ce Réel, rendre ses prestations de plus en plus proches de ces pertinences qui s’expriment chez ses patients. Cet accompagnement des patients, outre qu’il permet à ceux-ci un mieux-être rapide et tangible, permet au praticien d’accomplir son propre déploiement, ses propres remédiations, car lui aussi est en chemin vers ses propres justesses, vers ce Réel qui est en lui, autant que autour de lui, vers cet endroit de la psyché dont la réalité ne sait pas bien rendre compte, que l’intellect sait mal se représenter, que les vérités ne décrivent que partiellement, ou même parfois faussement quand elles sont érigées en dogmes.
Ces quelques pages interrogeant les notions de Réel, de réalité et de vérité n’ont aucunement eu pour but de « dire une vérité » à ce sujet, mais de nourrir une recherche, une réflexion sensible, au moins de sortir de nos rigidités ou de nos croyances, que celles-ci tiennent au merveilleux ou au scientifique. Avec le Réel nous sommes dans une psychologie du Soi : profondément humaniste telle que nous la proposent Carl Gustav Jung (psychanalyse), Carl Rogers (psychothérapie) ou Frans Veldman (haptonomie) ; subtilement expérientielle comme nous y amènent Abraham Maslow ou Stanislav Grof ; magnifiquement poétique comme nous l’offre Khaled Roumo ; indicible et non pensable mais pas inaccessible, ainsi que l’énonce Lao Tseu… nous y sommes aussi dans une psychologie de la pertinence et de la réjouissance ainsi que je le propose humblement à leur suite et sans doute grâce à eux.
Thierry Tournebise, extrait de la publication : « La réalité, les vérités, le réel, monde physique et monde psychique », avril 2018
« Dans la psychanalyse et la philosophie la catégorie du réel prend une place toujours plus importante. Parce que le réel est justement ce qui échappe à toute prise et qu'il n'est pas ma réalité, il est possible de tenter de l’éviter, de le capter, mais parler du réel, c’est toujours en parler à partir d’un exil, d’une béance. Il y a un espace impossible à combler entre le sujet et le réel. Si on ne recule pas devant cette question, délicate et essentielle, on se rend compte que ça n’arrête pas d’en parler, tout le long d’une existence, et qu’au champ de ce mystère, il n’y a pas de réponse définitive. » Flora Aubin
Je vous propose des consultations individuelles ou en couple en présence au Cabinet Aliotis à Genève ou en distanciel.
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Bien chaleureusement, Angela Dupraz
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Genève, le 20.09.2025


