#44 LA CONSIDERATION, SOURCE DE SANTE
- Angela Dupraz

- 7 nov.
- 5 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 14 heures
Une récente réunion de famille m'a laissée abasourdie, vidée et remplie de tristesse. Où était cet
"état communicant", si cher à mon coeur ? Psychopraticienne certifiée en Maïeusthésie, j'aurais dû, j'aurais pu... Mais je n'étais tout simplement pas "ancrée" pour traverser cette journée. A nouveau, j'ai constaté comme communiquer sans déclencher de réactions, ou sans se retrouver soi-même en réaction est un vrai défi. Mon système immunitaire affaibli par un voyage en Asie, le Jetlag, les changements de température... toutes les circonstances étaient réunies pour tomber malade (...). Le lendemain, alitée, je reçois cette publication de Catherine Sarrade que je ne remercierai jamais assez :
Force est de constater que rares sont ceux qui ont conscience ou considèrent l’existence de l’être faisant partie intégrante de tout être humain.
« Le mot "considération" nous propose la présence simultanée de deux étoiles en constellation (co-sidéral). Quelle symbolique pourrait mieux qualifier la nature ontique des êtres et faire de l'homme un humain à part entière. » Thierry Tournebise
Qu’est-ce qu’un être ?
L’être représente véritablement qui nous sommes, au-delà de ce que le mental voudrait faire paraître. Il n’a d’ailleurs rien de commun avec le mental. Ce dernier pense, compare et analyse, alors que l’être n’a pas la capacité de penser, car c’est une énergie. Un être ne ressent que des émotions telles que la peur, la colère, la tristesse, l’amour, la joie ou l’envie. C’est une forme d’entité extrêmement sensible, délicate et pleine d’amour.
Le mental est situé dans le cerveau, alors que l’être vit dans la zone du cœur. Si les pensées du mental sont aussi froides que les données d’un ordinateur, ce que ressent l’être est chaleureux, c’est d’ailleurs à partir de l’être que se dégage la chaleur humaine.
Ne pas considérer l’existence de l’être, c’est comme si la vision était restreinte, que la dimension du regard sur les êtres humains manquait de volume.
Quand les besoins existentiels fondamentaux de l’être ne sont pas satisfaits
Essayez de vous représenter ce que peut ressentir un être qui a conscience d’exister, mais qui reste invisible aux yeux des autres.
Imaginez que vous constatez que personne ne vous voit, personne ne vous entend ni ne vous comprend lorsque vous cherchez à vous exprimer. Imaginez que l’on ne vous accorde pas de place, votre place. Imaginez que l’on ne vous manifeste pas d’amour alors que vous aimeriez que l’on vous aime. Qu’est-ce que cela vous fait ressentir ? Clairement, c’est douloureux ! Et c’est encore plus douloureux lorsqu’un être se sent tout autant ignoré par le mental même du corps de l’individu dans lequel il vit.
Le mental, n’ayant le plus souvent pas la conscience de l’existence d’un être dans le corps, croit être le véritable maître de l’ensemble. Il croit devoir gérer toute manifestation émotionnelle qu’il juge inconfortable et inutile, car il craint d’être faible et vulnérable.
C’est ainsi qu’une douleur supplémentaire vient alors se greffer à la douleur initiale de l’être qui n’est pas considéré. En cherchant à dominer ses émotions dans les buts de limiter la souffrance et de paraître fort, le mental est capable de se comporter en véritable despote. Il cherche à contenir, maîtriser ou étouffer ce qu’il ressent. C’est ainsi que des êtres se trouvent évincés, dominés ou contraints à se taire. Certains n’ont plus d’espace pour s’exprimer, une situation qui met les êtres en état de sévères carences de leurs besoins existentiels fondamentaux.
En conséquence, l’être se sent mal. Il éprouve un mal-être et se recroqueville le plus souvent sur lui-même, figé, comme enfermé sous l’emprise de la douleur.
C’est ainsi que des symptômes en tout genre se manifestent, générés par des êtres en état de souffrance. Un état extrêmement contagieux, car la souffrance de nos êtres et les maladresses du mental se reflètent toujours à travers des comportements déviants et dénués d’amour. Des comportements qui blessent à leur tour d’autres êtres. La contagion de l’état de souffrance des êtres n’épargne aujourd’hui que de rares individus.
Ce sont donc des manques de connaissance, de considération de l’être et de communication interne qui sont à l’origine de nombreux troubles psychiques.
Rétablir l’équilibre intérieur
Si la connaissance et la considération de l’être peuvent être intégrés, il reste à apprendre à mieux communiquer afin de prendre conscience de l’importance de se nourrir mutuellement de nos besoins existentiels fondamentaux.
Et rien de telle qu’une bonne communication intérieure pour y parvenir. Les émotions ne sont pas des choses mauvaises à rejeter, étouffer ou contrôler, mais des êtres à entendre, pour reconnaître ce qu’ils expriment. Pour cela, un dialogue intérieur entre le mental et l’être doit s’instaurer.
La bonne nouvelle est que l’équilibre se rétablit dès qu’il y a une rencontre avec Soi et une véritable écoute intérieure.
Chaque fois qu’un échange intègre la considération de ce que ressent l’être, cet échange aura une portée positive et thérapeutique sur l’individu. Autrement dit, les blessures internes peuvent se dissoudre grâce à l’écoute.
Toutefois, rares sont ceux qui savent véritablement communiquer avec les êtres, car ils possèdent leur propre langage.
Le langage spécifique d’un être
Comme je l’ai précisé plus haut, un être n’a rien à voir avec le mental. Le rôle du mental étant d’être au service du corps et de l’être, c’est au mental d’apprendre le langage de l’être, car l’être ne s’adaptera jamais au mode de communication du mental. Une des raisons est que le mental est souvent manipulateur (même s’il n’en a pas conscience), il peut avoir pris l’habitude d’être dominateur et de tout juger. Mais la manipulation, la domination, le jugement, le manque d’amour et de sincérité sont des exemples qui bloquent toute possibilité de communication avec un être.
Car un être exprime toujours la vérité, il est toujours authentique et sincère, il a besoin de se sentir entendu et compris avec amour. Un être apparait toujours tel qu’il se sent. Son état est son langage. Un être est une forme d’entité, qui apparait sous forme de souvenir ou de représentation de quelqu’un. Ce n’est donc pas de voir un être qui peut être difficile, mais c’est d’instaurer un échange selon les codes de son langage.
Par exemple, si le mental d’un individu a pour objectif d’apaiser, de changer, réparer ou de consoler un être afin qu’il aille mieux et ainsi lui permette de se débarrasser de ses « problèmes », ça ne passera pas. Le mental peut se convaincre qu’il agit avec gentillesse et bienveillance, mais en réalité il manipule pour atteindre son objectif. En conséquence, l’être bloquera pour faire comprendre au mental qu’il n’est pas manipulable. Le mental doit se dépouiller de ses intentions pour communiquer avec un être. C’est pourquoi il devra apprendre à communiquer, car ce qui efficace pour communiquer avec les êtres est efficace pour communiquer avec tous les individus.
Ainsi, la considération de l’être concerne les aspects suivants :
· La considération de l’existence des êtres dans nos actions et notre communication.
· La considération des besoins existentiels fondamentaux des êtres.
· La considération du langage spécifique des êtres.
La considération de l’être est une forme d’amour, elle est importante pour notre équilibre et notre santé.
Catherine Sarrade, ancienne humanitaire d’urgence, psychothérapeute, psychopraticienne et formatrice en Maïeusthésie. Extrait de sa publication : « La considération, source de santé ».
« En cette époque de changements inévitables, le sentiment de solitude et de dislocation sociale est omniprésent. Lorsque nous nous abandonnons à notre besoin de "faire quelque chose" avec et pour les autres, nous nous sentons plus humains, plus puissants et plus proches des autres. » Jeltje Gordon-Lennox, Emerging Ritual in Secular Societies, 2017

Photo, Daniel Greenwood
« Sans Amour, il ne peut y avoir de thérapie. » Thierry Tournebise
Je vous propose des consultations individuelles au Cabinet Aliotis à Genève ou en distanciel. Je peux, à la demande, organiser des présentations interactives de la Maïeusthésie près de chez vous si vous avez un lieu d'accueil (min. 6 personnes).
Bien chaleureusement, Angela Dupraz
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Genève, le 07.11.2025


