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Angela Dupraz

#58 L’ART DU KINTSUGI

  • Photo du rédacteur: Angela Dupraz
    Angela Dupraz
  • 24 déc. 2025
  • 2 min de lecture

L'art du kintsugi, qui consiste à souligner d'or les failles d'un objet cassé au lieu de les masquer, s'inscrit dans le courant du wabi-sabi* en invitant à prendre en compte et en amitié l'imperfection des choses. Les céramiques et porcelaines anciennes, abîmées et réparées selon la technique du kintsugi, sont particulièrement prisées au Japon pour leurs cicatrices recouvertes d'or qui met l'imperfection en relief et en valeur.

Le kintsugi nous rappelle que nos fractures, nos imperfections, ne sont pas à dissimuler mais à honorer. C’est dans l’acceptation de nos cicatrices que la lumière peut se glisser et révéler la beauté unique de chaque parcours.


*Le wabi-sabi est un concept esthétique ou une disposition spirituelle dérivé de principes bouddhistes zen aussi bien que du taoïsme, qui célèbre l’imperfection des choses. Axé sur la notion de beauté et du temps qui passe, le wabi-sabi touche l’univers de l’art, des lettres et de l’éveil spirituel.


 

En Maïeusthésie, lors d’un accompagnement psychothérapeutique, quand l’aboutissement est signifiant, il reste une étape souvent nécessaire : honorer le porteur de symptôme. Cette étape n’est pas systématique dans sa mise en œuvre, mais ce qui est systématique à ce sujet, c’est la posture du praticien qui doit en tenir compte.

Cette étape est hélas souvent ignorée dans bien des thérapies. Nous sommes tellement instinctivement et culturellement éduqués dans le sens de se débarrasser des encombrants de la psyché, qu’une fois l’apaisement accompli, il ne vient que rarement à l’idée d’honorer tous ceux que nous avons été et qui ont courageusement entretenu le mémorial (symptôme) afin que rien de ce qui nous constitue ne soit perdu ou abandonné.

 Une telle persévérance mérite pourtant de la gratitude. Finir une thérapie sans avoir cela à l’esprit laisse une incomplétude. Pire que cela, quand il s’agit de symptômes ou de pathologies dommageables, cela expose à des rechutes. En particulier en cas d’addiction alcoolique, ou à d’autres substances psychotropes.

Soit cette gratitude est implicite et cela suffit. Elle s’infuse ainsi depuis une posture du praticien permettant celle du patient. Soit elle est explicitement exprimée comme une invitation active de la part du praticien envers le patient. Il s’agit alors d’une remédiation complémentaire à accomplir : aimer celui que nous étions et qui a porté le symptôme, valider sa laborieuse contribution et lui en témoigner de la reconnaissance, comme ayant pleinement contribué à notre complétude.


Thierry Tournebise, extrait de la publication « Honorer le porteur de symptôme », septembre 2019


« Rien ne devient jamais réel tant qu'on ne l'a pas ressenti. » John Keats

 

Psychopraticienne en Maïeusthésie, psychothérapie intégrative, et praticienne en Médecine Chinoise & Vietnamienne, je vous accueille au Cabinet Aliotis à Genève ou en visioconférence. J'interviens également dans les hôpitaux, les unités d'urgence, de soins intensifs et palliatifs, maisons de retraite et établissements médicaux spécialisés. Je collabore étroitement avec des médecins et des psychiatres en thérapie déléguée en Suisse. Je peux, à la demande, organiser des présentations interactives de la Maïeusthésie près de chez vous si vous avez un lieu d'accueil (min. 6 personnes).

 

Bien chaleureusement, Angela Dupraz

Mobile :  +41 79 126 57 73 - Mail : angela.dupraz@bluewin.ch  - www.angeladupraz.com

Genève, le 24.12.25

 

 
 
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