#89 ANIMER UNE FORMATION
- 5 mai
- 13 min de lecture
Dernière mise à jour : 6 mai
Animer une formation suppose de bien connaître le thème que l’on va enseigner, mais cela ne suffit pas. Non seulement il s’agit de disposer d’un savoir suffisant concernant ce thème, mais en plus, le formateur doit pouvoir mettre en lien n’importe lequel des éléments de ce savoir avec ce qui est apporté par les participants. Ce savoir devient culture, connaissance, et ne se résume plus à de simples concepts intellectuellement mémorisés et classés.
LE SAVOIR
L’étymologie de « savoir » est la même que celle de « saveur », « sapidité ». D’une certaine façon, c’est une affaire de goût ! Dans sa version la plus agréable il va flatter le « palais intellectuel ». C’est pourquoi, en début de stage, le tour de table que j’appelle « tour de table pédagogique » ressemble à une sorte de « mise en bouche » telle qu’on peut en trouver dans un restaurant gastronomique, juste avant la dégustation du repas proprement dit.
« Savoir » a aussi la même étymologie que sagesse, sapiens. De ce fait il reflète aussi une sensibilité à l’humain, à la vie, pour ne pas dire à l’« Univers ». La notion d’« Univers » ne signifie pas ici l’étendue du savoir, mais celle de la curiosité bienveillante qui anime le chercheur, tel que le proposait René Descartes : ce savoir suppose de ne pas perdre son bon sens, sa capacité à douter, sa créativité et sa sensibilité. Celui qui sait ne peut se contenter d’accumuler des données. Il est appelé à rejoindre la connaissance, c’est-à-dire le « co-naître ». Ainsi, il se doit « d’habiter » cette zone nouvellement découverte, d’y « naître », de se la rendre familière, de s’y sentir chez-lui.
LA CONNAISSANCE
Co-naître, c’est « naître avec ». C’est quand le savoir rejoint la connaissance, c’est que celui qui sait « naît » au côté de ce qu’il a rencontré ou découvert.
Il semble pourtant, paradoxalement, que la connaissance précède le savoir, un peu « comme si nous connaissions déjà ce que nous ne savons pas encore ».
Un petit vertige nous saisit face à ce paradoxe : nous connaissons déjà ce que nous ne savons pas encore… pourtant en apprenant, le savoir que l’on acquiert doit rejoindre la connaissance !
Tout se passe comme si nous avions en nous une connaissance inconsciente… et comme si « apprendre » consistait seulement à « rendre ce savoir conscient ».
LA CULTURE
Ce qui est su et intégré a rejoint une sorte de « connaissance » et ressemble à une « culture » intime dont il est difficile de dire si c’est quelque chose qui nous habite ou quelque chose que nous habitons. Cette culture se doit d’être une assise solide, si solide qu’elle ne craint pas la nouveauté, la remise en cause, les découvertes. Le pire serait qu’elle devienne un enfermement rendant hostile à la nouveauté, une sorte de forteresse enclavée limitant l’ouverture, bloquant l’esprit de recherche, la sensibilité... témoignant ainsi de sa fragilité. Plus un enseignant est hostile à la nouveauté, plus il témoigne ainsi de la fragilité de sa culture qui n’est que savoir.
LE TOUR DE TABLE PEDAGOGIQUE
Pour ma part je souhaite privilégier ce que je nomme le « tour de table pédagogique ». Il est un pivot essentiel de la formation, dont j’ai pu constater que les stagiaires ayant l’expérience de nombreux stages n’avaient jamais rencontré cette façon de faire. Le plus étonnant est que même des formateurs expérimentés (plus de 10 ans d’expérience) que je reçois en « formation de formateurs » n’en avait pas non plus l’idée et en trouvent la mise en œuvre délicate à réaliser. Cette mise en œuvre demande de la part du formateur souplesse, posture communicante, attitude sécurisante (mais non infantilisante) et reconnaissante, élan de découverte, capacité de réjouissance, mise en lien de ce qui est dit avec le contenu du stage …etc. Parfois la « mise en mots » est difficile pour un stagiaire, là aussi, il s’agit de valider la pertinence de la non-réponse. Remercier celui pour qui cela est difficile car il a « pointé » un point essentiel : la difficulté d’énoncer ce que nous rencontrons. Ce sera un aspect important de ce que nous aborderons.
De stagiaire en stagiaire, le tour de table se poursuit, chacun peut y sentir qu’il participe à quelque chose de pertinent, de constructif, qui n’est jamais « à côté », que ce qu’il dit ou ne dit pas est toujours validé dans ses justesses et se révèle de grande utilité pour l’apprentissage de tous.
EXEMPLE D’EXPRESSION
Le premier stagiaire :
« Il y a longtemps que je voulais suivre ce stage. Dans le service nous rencontrons des situations délicates, parfois de l’agressivité des patients ou des familles et ce n’est pas facile de rester tranquille face à ça. »
Le formateur :
« Effectivement, en théorie l’on sait bien que le métier consiste en de la délicatesse et du respect de la part des professionnels. En théorie c’est clair, mais quand on est exposé à la violence d’un usager ou de l’un de ses proches, comment garder cette posture ? D’un côté on ne peut pas ne rien dire, et de l’autre on ne peut pas être désobligeant.
Ce que nous allons voir, c’est la différence entre le fait d’être affecté et celui d’être touché. Si nous regardons seulement ce que fait l’autre, quand il est agressif nous sommes naturellement affectés. Si nous choisissons de privilégier notre attention vers celui qu’il est et lui accordons qu’il tente de dire quelque chose d’important que personne n’a dû entendre, nous sommes naturellement plus détendus. Nous verrons cette posture facilitante, mais aussi le type d’échange verbal qui sera le plus pertinent. Le non verbal sera aussi très présent dans toutes nos investigations. Il représente 93% de l’information échangée entre des gens qui se parlent. »
Merci de votre apport (être reconnaissant pour la contribution que le stagiaire vient d’apporter, permet de faire une première présentation de ce qui sera abordé ultérieurement).
Puis le formateur invite le stagiaire suivant à s’exprimer. Chaque participant, qu’il soit heureux ou contrarié d’être là, offre une inestimable opportunité d’aborder un des aspects qui sera développé ultérieurement.
Je mettrai en garde le formateur qui serait tenté d’instrumentaliser ses stagiaires pour placer « son savoir ». Il ne s’agit sûrement pas de manipulation, mais de partenariat. La reconnaissance qui y est accordée n’est en aucun cas une motivation artificielle mais une sorte de collaboration sincère entre deux chercheurs qui veulent aller vers quelque chose qui soit le plus juste possible.
UN OUTIL MAJEUR
Le tour de table pédagogique se situe hors de tout « gadget » qui viendrait artificiellement produire de la motivation ou de la distraction. Le projet est la rencontre et le partage, la validation des attentes exprimées et surtout leur mise en lien avec ce qui va être apporté. A cette occasion, une présentation sommaire de divers apports ultérieurs peut se faire au gré des émergences qu’amènent les stagiaires quand ils évoquent, tour à tour, leurs préoccupations professionnelles. Là, il ne s’agit plus du plan, mais de présentations informelles ajustées à l’opportunité qu’offre chacun. Chacun se retrouve ainsi contribuer aux apports qui enrichissent tout le monde et prend sa place dans le groupe, car il en reçoit une gratitude de la part du formateur au nom de tous.
Cette mise en rapport entre ce qui est exprimé et divers éléments de la formation qui va avoir lieu a deux buts : l’un est de donner un premier aperçu de ce qui sera abordé (premier contact avec le thème), l’autre est de placer chaque stagiaire comme co-auteur pertinent de la formation (existence et motivation). Le point clé est surtout la reconnaissance de chacun dans ce qu’il apporte de plus inestimable, y compris celui qui ne voulait pas venir, et qui témoigne ainsi d’une réalité professionnelle où les contraintes peuvent représenter une pénibilité. Même quelqu’un qui ne souhaite pas (ou ne peut pas) parler donne l’opportunité de découvrir ce qu’est le respect de la discrétion, nous fait découvrir concrètement le fait qu’aucune parole ne nous est due, que notre gratitude doit toujours être présente dans les échanges quels qu’ils soient. Aucune situation n’est un échec et même les difficultés sont des opportunités.
Cela consomme un peu de temps, mais ce temps n’est pas un temps sacrifié : il fait partie de la démarche pédagogique globale et se révèle facilitant pour la suite.
Si la formation est assez longue (par exemple 3 à 5 jours) le formateur y consacrera entre 2 et 3h. Si elle est courte (deux journées) il devra le limiter à deux heures tout au plus.
Pourquoi tout ce temps ? Il ne s’agit pas simplement de dire « Bonjour, je m’appelle Jean, je suis infirmier, je travaille dans le service de gériatrie » ! C’est un moment pédagogique fondamental où il se passe bien plus :
Enoncé des besoins réels rencontrés sur le terrain professionnel (souvent différents du cahier des charges pourtant réalisé avec soin).
Expression du vécu du stagiaire sur le terrain professionnel. Parfois occasion de se sentir entendu sur des points délicats trop souvent délaissés ou passés inaperçus dans son travail.
Mise en lien de ce qui va être apporté au cours de la formation avec chacun des éléments ainsi révélés, permettant de raccrocher ces apports aux réalités.
Gratitude envers chacun des stagiaires pour l’éclairage qu’il permet grâce à ce qu’il révèle, grâce à sa participation en co-auteur de la formation.
Le formateur y aura une posture d’apprenant et de chercheur, heureux des stagiaires avec qui il travaille en équipe, tous ensemble tournés vers la plus grande justesse professionnelle possible. Bien que le formateur maîtrise son thème, il va néanmoins chaque fois apprendre beaucoup de ceux à qui il enseigne.
LE DEROULEMENT DE LA FORMATION
LES APPORTS THEORIQUES
Les apports théoriques sont structurés tel que le plan l’avait annoncé. Ils ne sont pas pour autant proposés de façon « magistrale » (c’est-à-dire « sans intervention des participants ») tel que cela peut se faire dans un cours. Le déroulé se fait, agrémenté d’exemples venant illustrer le propos, d’autre part, en interaction avec les participants. Le formateur pourra utiliser des exemples professionnels de son cru, mais s’appuiera surtout sur ceux des stagiaires (révélés dans le tour de table, ou énoncés à l’occasion de l’exposé). Il ne manquera pas aussi de s’appuyer sur leurs réactions. Sa pédagogie dépend pleinement de sa capacité à faire cela, non comme une sorte de « technique interactive » mais dans un esprit de coanimation, et même de Co-recherche, où il est en capacité de s’émerveiller des contributions de chacun, le conduisant à ajouter de la précision ou de la clarté.
LES MISES EN OEUVRE
Ces « mises en situation », visent une expérimentation permettant de préciser différents paramètres : par exemple découvrir ce qui spontanément mobilise notre attention, quel est notre projet pour y faire face, dans quel but. Nous les distinguerons des « entraînements (« exercices » ou « trainings ») qui, eux, visent à s’entraîner pour acquérir une habileté verbale, cognitive ou motrice.
Les « mises en situation » (ou expérimentations) visent un « supplément de conscience ». Les « entraînements » (exercices) visent des « suppléments d’habiletés ».
Quand nous arrivons à des « mises en situation » élaborées, nous pouvons parler de « mises en œuvre », car il ne s’y trouve rien à appliquer : cela doit être « une nouvelle œuvre à chaque fois ».
« Mises en situation » ou « entraînements » sont tous deux importants, mais le projet n’y est pas le même. Nous remarquerons que le supplément de conscience doit généralement précéder le supplément d’habileté, sinon l’on risque de ne faire que singer un processus vide de sens. Bien souvent, la mise en conscience permet à de nouvelles habiletés de surgir spontanément. L’entraînement ne vient que dans un deuxième temps pour affiner ce qui ne peut se réaliser qu’avec une pratique assidue.
Parmi ces « mises en situation », nous distinguerons les « outils pédagogiques » (plus généraux) favorisant cette « mise en conscience », et les « situations du terrain professionnel » (plus précises) qui viendront affiner la sensibilité, mais aussi produire des habiletés. « Outils pédagogiques » ou « situations professionnelles » peuvent tous deux être abordés dans le mode « mise en conscience » (regard et sensibilité à acquérir) puis être prolongés dans le mode « exercice » (habileté à développer).
LA PROBLEMATIQUE DU NON-VERBAL
Il est essentiel que le formateur rappelle l’importance du non verbal (93% de l’information échangée selon Albert Mehrabian). Les travaux du Pr Jean Decety confirment ce fait, ainsi que la recherche en neurologie révélant sur le plan cérébral la synchronisation de neurones en fuseau [synchronisation émotionnelle] chez les deux interlocuteurs en 1/20.000e de seconde.
Il s’agit de bien comprendre que le non-verbal ne se gère pas par la volonté, mais par la qualité de notre attention et de ce qui nous motive. Donc le formateur invite à mettre l’accent sur la sensibilité (tact psychique), la congruence (authenticité), la confiance, la reconnaissance, la spontanéité, etc. Le formateur précisera ce qui doit motiver l’attention du soignant ou du praticien pour y parvenir naturellement.
PRESENTATION
Si la durée de la formation le permet, les mises en œuvre commencent par des « outils pédagogiques » visant à la mise en conscience de points clés :
La direction où se porte l’attention
L’élan naturel de la reconnaissance
La qualité des validations (qui découlent de ce qui précède)
La capacité à trouver des questions justes pour arriver au fondement cognitif de notre interlocuteur.
Chaque outil pédagogique sera présenté avec soin afin que chacun en sente la pertinence et ait le goût de s’y impliquer suffisamment. En effet ces « outils pédagogiques » sont une version simplifiée de situations complexes permettant d’identifier sans détour les enjeux qui déterminent la nature de nos actions.
Ces « outils pédagogiques » peuvent parfois sembler « trop simples » et de ce fait doivent être présentés avec soin, car c’est justement cette simplicité qui permet de toucher l’essentiel avant d’aborder la complexité.
EXPLOITATION DES OUTILS PEDAGOGIQUES
Se donner de l’attention dans une situation dépouillée de toute information. Poser une question dérisoire concernant une production personnelle imaginaire, et accueillir avec gratitude la réponse (inventée) quelle qu’elle soit. Poser une succession de questions pertinentes pour toucher le fondement cognitif qui sous-tend la réponse initiale (réponse réelle) concernant un objet anodin présent dans la pièce.
Expliqués, puis mis en œuvre, ces outils pédagogiques seront exploités avec subtilité. Chaque difficulté rencontrée est une opportunité de précisions.
La mise en œuvre se fera hors de toute idée de performance. L’idée de « le vivre », « le faire », « se laisser confronter à ce qui se passe » est essentielle. De simples constats, des mises en relief, des nuances naturelles et spontanées, une sensibilité aux enjeux qui sous-tendent les manifestations etc.
Il importe que chaque difficulté rencontrée devienne de façon évidente une opportunité de mise en conscience et en aucun cas un « raté ».
EXPLOITATION DES SITUATIONS PROFESSIONNELLES MISES EN OEUVRE
Aussi riches qu’ils soient, ces outils pédagogiques ne peuvent rendre compte de la complexité des situations rencontrées sur le terrain professionnel ou même simplement sur le terrain de la vie. Leur intérêt est justement de se préparer à cette complexité en se dégageant de la multitude de paramètres, pour affiner sa sensibilité, puis ensuite pouvoir finalement s’y plonger. C’est un peu comme « nager dans le petit bain » avant « d’aller dans le grand bain ».
Ces situations sont de deux types :
Soit elles reprennent des situations rencontrées. Les formations professionnelles institutionnelles (hôpitaux, centre éducatifs, EHPAD, EMS) se limitent volontairement à ce premier type.
Soit elles concernent directement et personnellement le stagiaire. Seules les formations professionnelles de psychopraticiens peuvent envisager ce second type, après que ce qui précède ait été réalisé (et généralement à partir du module II)
Ces situations peuvent se dérouler de différentes façons :
Tous ensemble : un stagiaire prend la place d’un patient (ou d’un interlocuteur) qu’il a professionnellement rencontré. Il « joue » alors ce que celui-ci a manifesté lors de cette rencontre. Cela lui permet de prendre conscience de ce qui se passe en lui, selon ce qu’on lui dit. Il est demandé à l’ensemble des stagiaires de proposer concrètement une suite à chaque étape de cette situation (et non pas d’en discuter). L’avantage est que tout le monde participe, qu’il y a une implication de chacun, sans cependant que qui que ce soit ne s’expose en particulier. Dans ce type d’outil, il est parfois délicat de prendre en compte le non verbal. Ce sera donc un point sur lequel le formateur mettra particulièrement l’attention.
En binôme face au groupe, sans soucis de performance, juste pour donner matière à différentes remarques pédagogiques utiles à tous. Le formateur pourra proposer ces remarques en fonction des opportunités. Il aura le tact nécessaire afin qu’il ne s’agisse jamais de critiques mais d’opportunités. Le stagiaire qui œuvre devra toujours se sentir valorisé pour ce qu’il permet d’aborder ou de clarifier. L’avantage est que tout le monde profite en même temps des remarques. L’inconvénient est que d’être devant le groupe met un peu une pression sur celui qui accepte cette place. De ce fait, il ne se comporte jamais comme il le ferait dans son travail. Le formateur doit le préciser afin de ne pas abîmer les compétences existantes. L’inconvénient est également que tout le monde ne peut pas passer (mais il est rare que tout le monde le souhaite !).
En ateliers (binômes ou trinômes) supervisés par le formateur qui passe d’ateliers en ateliers. Dans ce cas il s’en suivra un débrief au cours duquel ce qui a été découvert sera partagé de façon didactique, au niveau du groupe. L’avantage est d’y avoir moins de pression et plus de liberté. L’inconvénient et que cela consomme plus de temps, et surtout que chaque expérience est vécue « hors du groupe » et ne profite pas à tous, même si on ajoute le débrief, qui ne peut jamais tout à fait en rendre compte. Réalisés trop tôt, ces ateliers peuvent laisser les stagiaires démunis et ne pas produire la progression attendue.
Attention, il ne s’agit pas de jeux de rôles !
L’HUMANITE EN FORMATION
Ce qui précède ne peut suffire à clore une formation. De même que celle-ci débute avec un tour de table qui a pour vocation de constituer le groupe et de présenter ce qui va être réalisé, la conclusion permet aux participants d’attester de leurs découvertes, de leurs difficultés, parfois de leurs déceptions, mais souvent de leur enthousiasme.
Les besoins humains font qu’on ne peut prendre congé des personnes avec qui l’on a partagé cette expérience sans un minimum de précautions. Ainsi, chacun aura la parole dans un dernier tour de table. Le but de ce tour de table final devra être précisé : synthétiser ce qu’on y a attendu, ce qu’on y a appris, ce qu’on y a pensé, ce qu’on y a vécu.
Cela permet à chacun de clarifier ses acquis à ses propres yeux, mais aussi d’en offrir l’expression aux autres participants. En effet un stage ne se réalise pas que du fait du formateur, mais aussi du fait de la participation de chacun. De ce fait, chacun mérite un retour du vécu de chacun.
Le formateur accompagne cette expression en facilitateur. Il pourra, à son tour être reconnaissant envers chaque apprenant qui a œuvré en partenariat dans cette recherche de justesse et de précision. Il devra en témoigner à tous avec sincérité et simplicité.
Autant il n’est pas aisé de constituer un groupe quand on se rencontre pour la première fois (d’où l’accent mis sur le tour de table pédagogique), autant il n’est pas aisé de prendre congé quand des expériences de qualité ont été partagées.
Pour terminer, le formateur prendra toujours le soin d’inviter les stagiaires à la curiosité, à ne pas se limiter à ce qui a été dit dans cette formation (ni dans aucune autre), à attiser leur esprit de recherche, à leur donner des pistes et des références, à les inviter à aller même au-delà de ces références.
Il invitera les participants « à ne rien appliquer » de ce qui a été vu, mais à garder un esprit de « mises en œuvre », car c’est une œuvre différente à chaque fois et en aucun cas un « copier coller » qui ne pourrait que conduire à des déceptions.
Thierry Tournebise, extrait de la publication : « Animer une formation », septembre 2017

« Un formateur est psychopraticien en Maïeusthésie, mais il est aussi chercheur, toujours en quête d’ajustements, de précisions nouvelles, de découvertes subtiles. Il est en équipe avec ses stagiaires, il étudie en même temps qu’il enseigne. » Thierry Tournebise
Psychopraticienne, mentor et formatrice certifiée en Maïeusthésie, psychothérapie intégrative, et praticienne en Médecine Chinoise & Vietnamienne, je vous accueille au Cabinet Aliotis à Genève ou en visioconférence. J'interviens également dans les hôpitaux, les unités d'urgence, de soins intensifs et palliatifs, maisons de retraite et établissements médicaux spécialisés. Je collabore étroitement avec des médecins en thérapie déléguée en Suisse.
LES INFORMATIONS PRATIQUES SUR MES FORMATIONS SE TROUVENT SOUS L’ONGLET : « FORMATIONS ».
Bien chaleureusement, Angela Dupraz
Genève, le 05.05.2026
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