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Angela Dupraz

#22 GRÂCE OU TRAUMA, VERS OÙ VA LE SOIN EN THERAPIE ?

  • Photo du rédacteur: Angela Dupraz
    Angela Dupraz
  • 6 août 2025
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 10 août 2025


 Visiter les zones de traumas dans la psyché est bien sûr une nécessité quand ceux-ci se sont produits. Cela reste indispensable, qu’il s’agisse de « traumas positifs » (chocs de toutes sortes, engendrés par des accidents, diverses violences physiques ou morales), ou qu’il s’agisse de « traumas négatifs » (plus discrets mais tout aussi dévastateurs : privation de considération, d’amour, de place sociale). Les deux sont présents dans les « traumas positifs », où la violence s’accompagne toujours de non-considération.

 

Quand un trauma a eu lieu, plus le fait est horrible plus il y a risque de « double peine ». Comme nous l’avons vu précédemment, la première peine est celle de la souffrance lors du choc, qui va ensuite encombrer toute une vie avec des blocages ou des réactions incontrôlables. La seconde peine est celle de l’oubli existentiel quand l’Être qui a vécu le fait disparaît de la mémoire (personnelle ou collective) au profit de l’horreur de ce qui s’est produit (que ce soit un accident grave individuel, un attentat, ou un génocide). Il s’agit là de survie car il faudra dans le futur éviter tout ce qui ressemble à ça !

 

Le piège est malgré tout que la grâce disparaît au profit de l’horreur. Celle-ci efface la victime en tant qu’Être de la mémoire des autres, et de sa propre mémoire. A la blessure douloureuse s’ajoute l’effacement existentiel.

 

Pour éviter ce phénomène, le praticien tâchera de toujours mettre à l’honneur celui (l’Être) qui a vécu les faits, par rapport aux faits qui, eux, resteront en arrière-plan. Le Sujet d’abord, ses ressentis éprouvés ensuite. L’événementiel arrive en dernier et ne doit en aucun cas occulter le reste. Il peut même parfois ne pas être abordé (ce qui aurait plu à Sándor Ferenczi qui avait remarqué que ressasser les faits induit de nouvelle blessures).

 

Thierry Tournebise, extrait de la publication : « Grâce ou Trauma, vers où va le soin en thérapie ? », avril 2025


« Nous vivons dans le bref laps de temps qui est le nôtre, mais qui n'est pas seulement formé par notre vie. C'est la synthèse de toutes les vies qui s'écoulent en même temps que la nôtre... Nous sommes une expression de l'histoire. » Robert Penn Warren, World Enough and Time

 Il y a 80 ans, le 9 août 1945 à 11 h 02, trois jours après Hiroshima, Nagasaki subissait à son tour l’horreur d’une bombe nucléaire. Quelque 74 000 personnes ont trouvé la mort dans cette ville portuaire du sud-ouest du pays, s’ajoutant aux 140 000 victimes d’Hiroshima.


Quand en thérapie nous abordons des zones de traumas, ce ne sont pas les événements traumatiques qu’il convient d’aborder avec notre outil analytique, mais celui qui les a vécus, qui nécessite d’être existentiellement rencontré.

 

Je vous propose des consultations individuelles ou en couple en présence au Cabinet Aliotis à Genève ou en distanciel.

Je peux, à la demande, organiser des présentations interactives de la Maïeusthésie près de chez vous si vous avez un lieu d'accueil (min. 8 personnes).

Bien chaleureusement, Angela Dupraz

Mobile :  +41 79 126 57 73 - Mail : angela.dupraz@bluewin.ch  - www.angeladupraz.com

 

 
 
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