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Angela Dupraz

#17 RACINES ET PROCHES RESPECTES

  • Photo du rédacteur: Angela Dupraz
    Angela Dupraz
  • 31 juil.
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 10 août


 Le praticien est en absolu respect et profonde reconnaissance envers les proches du patient.

Le conjoint, les parents les enfants, les racines familiales, sont toujours en parfaite sécurité dans tout l’espace de l’entretien, même si les émotions du patient y sont toujours validées.

Les Êtres et les actes y sont toujours différenciés avec acuité. Le praticien invite à une posture sans rancune ni pardon, mais avec une délicate reconnaissance de tous les protagonistes.

Si toutefois le praticien n’invite à aucune mise à distance psychique (et n’en a pas lui-même) envers les racines ou les proches, une distance physique du patient peut parfois être nécessaire en situation de pression majeure ou de danger (agressions, violences, harcèlement, menaces envers l’intégrité physique).

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  • Inter et transgénérationnel

Quand les symptômes du patient résultent d’un vécu des parents et grands-parents on parle d’ « intergénérationnel ». Quand les symptômes résultent d’un vécu éprouvé par des aïeux lointains, on utilise le terme « transgénérationnel ».

Il arrive que pour accéder à ces zones l’on utilise ce que l’on nomme un psychogénogramme (arbre généalogique avec le vécu des ascendants, les prénoms, événements rencontrés par les ancêtres). L’inconvénient est alors le risque d’intellectualiser la démarche. L’accès se fera avec plus de justesse en partant du ressenti éprouvé dans le symptôme du patient, en le décrivant, puis en suivant le cheminement vers ceux qui l’ont éprouvé (le patient lui-même à d’autres époques de sa vie ou des ascendants au cours de la leur). Le patient peut identifier ainsi des zones dont il savait l’existence, mais dont il ignorait l’importance, et même parfois dont il ignorait l’existence.

 

  • Quand un ascendant est source du trauma

Dans le vécu des ascendants, il arrive qu’un parent ou un grand parent, ou un membre de la famille, soit source d’actes indélicats, douloureux, parfois violents, parfois même judiciairement répréhensibles. Que la loi fasse son travail est une chose, que ces Êtres soient méprisés en est une autre, surtout si le patient ou l’un de ses parents en est issu : être issu d’une personne monstrualisée, ça ne fonctionne pas, car l’enfant d’un monstre serait un monstre lui-même.

La démarche doit d’une part prendre en compte le vécu éprouvé par celui qu’il qui en a souffert, mais aussi d’autre part prendre en compte ce qui a motivé les actes des auteurs indélicats. Sans pour autant « excuser » ou « pardonner » les actes, il conviendra de distinguer « ce qu’ils ont fait » de « qui ils sont » et de « ce qui les a conduits à cela ». L’on peut ainsi avoir un jugement sur l’acte (clarification des valeurs humaines et sociales) tout en gardant une considération indéfectible concernant l’Être. L’acte est une chose (estimable, évaluable), l’Être est quelqu’un (inestimable, hors du champ des valeurs).

 

  • La dimension systémique

Dans un couple, dans une famille, dans un groupe, il y a la dimension propre à chacun, mais aussi une dimension systémique où tout est plus ou moins en interaction avec tous. Par interactions systémiques l’on entend que les symptômes de l’un peuvent être là pour éclairer l’autre. Le symptôme éprouvé par quelqu’un n’est pas forcément à sa propre destination, mais peut être à celle d’une autre personne qui est ainsi invitée à accomplir en elle une remédiation ou un déploiement. C’est assez courant dans le couple ou dans une famille, mais c’est aussi présent dans le monde social, pour ne pas dire dans les Mondes. Dans ce cas on pourrait parler « d’hypersystémie ».

 

Thierry Tournebise, extrait de la publication : « Les douze fondamentaux en Maïeusthésie », février 2020

 

« On ne vient pas au monde joyeux ou triste. Certes, le poids du transgénérationnel a une influence sur notre manière d’appréhender le monde, ainsi que l’histoire familiale, notamment l’attitude de la mère. Notre environnement et des événements douloureux peuvent également amoindrir notre joie de vivre. Cependant, être joyeux n’entre pas dans la catégorie de l’inné et de l’acquis. Par ailleurs, quelqu’un d’exubérant n’est pas nécessairement heureux. Enfant et adolescente, j’étais l’exubérance faite chair, je faisais rire toute la classe, alors que je portais des choses lourdes. Ce qui se passe dans le cœur n’est pas écrit sur le front. » Lytta Basset

 La Maïeusthésie est une approche humaniste, une psychologie du Soi. En communication elle privilégie les interlocuteurs par rapport aux informations. En thérapie elle accompagne les pertinences à l’œuvre concernant les remédiations et les déploiements. Son champ s’étend du biographique au transpersonnel.


Je vous propose des consultations individuelles ou en couple en présence au Cabinet Aliotis à Genève ou en distanciel.

Je peux, à la demande, organiser des présentations interactives de la Maïeusthésie près de chez vous si vous avez un lieu d'accueil (min. 8 personnes).

Si vous êtes stagiaire en Maïeusthésie et que vous souhaitez pratiquer entre deux formations, ajuster votre posture ou être supervisé, je me tiens à votre disposition. 

Bien chaleureusement, Angela Dupraz

Mobile :  +41 79 126 57 73 - Mail : angela.dupraz@bluewin.ch  - www.angeladupraz.com


Genève, le 31.07.2025

 

 
 
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