#77 COGNITIF ET EXPERIENTIEL
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Dans un accompagnement psychologique, le rationnel et le subtil dansent souvent ensemble sur la musique de la Vie. Celle-ci est une musique expérientielle, souvent inouïe pour les « oreilles cognitives » de l’intellect, bien développées grâce à de longues formations ou de longues études.
Dans notre culture actuelle, les « oreilles expérientielles » restent discrètes. Elles sont souvent insuffisantes pour percevoir cette mélodie inouïe de la pertinence et de l’accomplissement au sein d’un accompagnement. Ces « oreilles expérientielles », le praticien les acquiert souvent plus dans son parcours clinique que dans ses études. En Maïeusthésie, nous leur accordons une grande importance dès le départ. Alors que le cognitif permet au praticien d’analyser les problèmes, l’expérientiel le rend capable d’accompagner les Êtres en attente de rencontres, de reconnaissance, de déploiements. L’un permet d’analyser, exprimer, partager ; l’autre permet de rencontrer, réhabiliter, rejoindre.
Il se joue une musique inouïe (non entendue)
Voyons comment le cognitif (logique, rationalité, mental, intellect) et l’expérientiel (intuition, sensibilité, vécu indicible… et même éprouvé non pensable), peuvent harmonieusement danser ensemble dans un festival de saveurs profitables à la conscience.
L’attractif besoin de sens
Le besoin de sens est un irrépressible besoin de comprendre. Un magnifique moteur de notre intellect, source de l’élan de recherche qui habite les Êtres depuis l’aube de l’humanité. La psychologie positive le nomme « besoin eudémonique ».
A propos des troubles psychologiques, il arrive que des spécialistes de la psyché viennent nous assurer que c’est à cause « de notre enfance », à cause « de nos parents », à cause « de notre famille », à cause « de tel ou tel trauma »… le phénomène « besoin de sens » y est si prononcé que certains psys, lucides à ce sujet, diront avec humour qu’en psychopathologie, il y a les « névroses », les « psychoses » et … les « stacoses » (c’est à cause).
Les invitations du vide
Poser l’attention sur ces vides permet d’entrevoir un autre champ des possibles. Un chemin vers une dimension se révèle alors, invisible aux « yeux » du cognitif et inaudible à ses « oreilles ».
Ces vides conduisent à une sorte d’« état modifié de conscience » qui permet de découvrir un expérientiel indicible, et même non pensable. « Etat modifié de conscience » ? La mise en mots de ce phénomène mériterait bien mieux… mais le cognitif fait ce qu’il peut ! En fait, la conscience ne se modifie pas : « elle est » et se révèle simplement ! C’est plutôt l’intellect (le cognitif) qui se met en veille (en veilleuse) pour laisser un libre champ d’expression à la conscience. C’est donc plutôt un « état modifié d’intellect » !
L’intellect (cognitif) est alors au service de la conscience et ne tente pas de s’y substituer. Il se laisse inspirer par l’expérientiel pour accroître sa capacité à en rendre compte, en évitant les grossières distorsions « perchées » qui se contenteraient de quelques univers « spirituo-cartoonesques ».
L’expérientiel
L’expérientiel (le vécu, l’éprouvé) constitue un autre versant de ce qui nous anime. Garant de ce rythme musical si discret, il permet au cognitif qui tient tant à guider de ne pas se perdre.
Face au vide de sens, quel que soit ce qu’on parvient à expliquer rationnellement, il reste un manque indicible. Alors, nous aspirons à plus de plénitude… sans trop savoir de quoi il s’agit.
Intuitions de vastitude, de profondeur ou d’élévation, il s’agit, en fait, de l’expérience d’une « autre dimension »… à peine effleurée, c’est la dimension existentielle.
Cette dimension n’est pas « hors de ce monde », elle ne fait simplement pas partie de ce que nos sens physiques sont en mesure de capter, ni de ce que notre intellect sait habituellement se représenter. Cela est pourtant intimement éprouvé, comme faisant partie intégrante du cheminement de notre humanité.
Le mot « expériencer » est habituellement réservé pour évoquer le vécu de ceux qui ont fait une expérience de mort imminente. Certains y vivent un éprouvé hors du commun qui ne peut ni se penser, ni se dire, mais qui est subtilement traversé. Cet épisode mystérieux semble mettre en lumière quelque chose qui fait simplement partie de notre vie, et même de « la Vie ». Nul besoin de psychotropes, ni de mort imminente ou de désordre psychique, pour le contacter. Même si ces expériences semblent plus évanescentes dans le quotidien ordinaire, on y trouve de nombreuses intuitions de cette vastitude, de concernement avec « plus étendu que Soi », une proximité de la conscience avec un « je ne sais quoi » qui la touche et qui peut la combler.
L’assemblée de ceux qu’on a été (biographie)
Depuis notre conception jusqu’à ce jour… ça fait déjà pas mal de monde ! Chacun de ceux que nous avons été a eu un vécu qui lui est propre, dans chaque circonstance où il s’est trouvé. A supposer que notre conception doive être prise en compte, ainsi que notre prénatal et notre naissance, car nous n’en avons pas de souvenirs cognitivement accessibles. Il arrive pourtant que des patients accèdent à de telles zones de leur existence de façon expérientielle. Même si la plupart du temps cela n’est pas objectivable, le vécu éprouvé en est ressenti, et quand il est pris en compte il en résulte des apaisements (qui eux sont objectivables).
Même dans des périodes de vie plus récentes, là où notre système cognitif est opérationnel, le vécu n’est que partiellement accessible par la mémoire. En effet, celle-ci est sans cesse remasterisée au fur et à mesure des évènements. Les souvenirs de nos vécus sont parfois minimisés, relativisés, ou au contraire dramatisés et même parfois instrumentalisés pour justifier un présent inconfortable (besoin de sens à tout prix). Donc ils ne sont pas vraiment fiables.
Seul celui que nous étions connaît la vraie nature et la vraie dimension de son éprouvé. En psychologie de la pertinence, et en particulier en Maïeusthésie, une thérapie consiste donc à « rencontrer » celui que nous étions et à le lui demander ce qu’il ressent, plutôt que de tenter de se le remémorer. Il en émerge une information qui certes n’est pas objectivable non plus ! Mais l’expérience clinique montre qu’elle produit de bien meilleurs aboutissements pour la thérapie. Cela est très important, car il arrive parfois que celui que nous étions revendique un vécu qui se révèle être le contraire de ce que la mémoire nous proposait.
Dans toute cette assemblée il s’en trouve parfois certains qui ont traversé un vécu expérientiel hors du commun : un déploiement soudain, dans une vastitude dont la douceur et la bienveillance les a accompagnés vers « ce ’’Qui’’ ils sont » dans « ’’Ce’’ qui est ». Un vécu expérientiel pour lequel les mots, et même les représentations mentales, manquent initialement.
L’assemblée de ses ascendants (racines)
S’il y a l’horizon de tous ceux que nous avons été, il y a aussi, au-delà de cet horizon, un socle porteur : tous ceux dont nous sommes issus. Une assemblée bien plus vaste, où chacun est aussi constitué de tous ceux qu’il été !
Ce socle porteur est plus ou moins solide, plus ou moins fragile en fonction des vécus qui s’y trouvent. Mais, quels que soient les faits traversés par eux, ils devront trouver leur place en humanité… car c’est là que se trouvent nos racines. Sans elles, nous risquons de rester secs et existentiellement affamés.
Certains faits ont été transmis par la parole et sont disponibles dans la mémoire, mais la majorité des éprouvés restent cognitivement inconnus. Pourtant ils conduisent le pas de celui que nous sommes aujourd’hui. Pas tant en termes de conséquences qu’en termes de mémorial : aucune personne ne doit être oublié sur cette scène de la vie où nous sommes censés savoir danser ensemble en harmonie. A cette fin, maintes manifestations (symptômes) nous invitent à ne manquer personne (et à ne manquer de personne). Cela trouble nos pas ! En dépit de notre quête de confort, cela nous conduit auprès de ceux qui, suite à des vécus éprouvants, ont été écarté de ce ballet existentiel (par survie). La finalité est alors de retrouver l’intégrité de ce corps de ballet, en réhabilitant l’humanité de tous ceux qui en ont été écartés, et en les réintégrant.
En psy, on nomme cette nouvelle assemblée « intergénérationnelle » pour les proches parents, et « transgénérationnelle » pour les aïeux lointains.
Nous y trouvons les racines nourricières qui abreuvent notre existence actuelle. S’en débarrasser est une fausse bonne idée, même quand celles-ci sont très compliquées ou très sombres. Se retrouver « hors sol » peut être dommageable. Mais cette réintégration ne peut s’envisager qu’en ayant retrouvé une acuité suffisante pour clairement distinguer entre les faits et les Êtres.
Quand l’harmonie devient ici suffisante, un nouvel horizon est considéré. Ces racines elles-mêmes plongent dans quelque chose de plus vaste encore.
L’assemblée lointaine (vastitude)
Que peut-il y avoir de plus que « tous ceux que nous avons été » et « tous ceux dont nous sommes issus » ? Eh bien il y a « ce dans quoi nous baignons tous », c’est-à-dire « l’Humanité », « la Vie », « la Nature », la « Conscience », « le Monde », pour ne pas dire « l’Univers » (même si ça fait un peu grand !). Ce « milieu qui nous entoure » ! Comme chacun le sait (ou ne le sait pas), « le milieu est autour », il est ce dans quoi nous baignons, en même temps qu’il est ce qui est entre chacun de nous (donc aussi central). Il nous sépare, mais aussi nous relie ! Une vastitude assez indéfinissable au cœur de laquelle plongent nos racines.
Nous y trouvons l’histoire de l’humanité (nos très, très lointains ancêtres), et celle de tout le Vivant.
La musique de la Vie semble conduire un ballet bien plus vaste qu’on ne l’imaginait. Le magnifique outil qu’est le cognitif fait partie de l’évolution de cette danse contemporaine, où tous ces Êtres se côtoient en contemporanéité.
Des pans entiers de l’humanité ont été abandonnés du fait de l’horreur de ce que les Êtres y ont traversé. Il faudra tellement d’acuité pour parvenir à distinguer clairement entre « l’horreur de ces faits » et « la grâce inestimable » qui constitue les Êtres de cette humanité.
Même si souvent l’urgence invite à prendre soin de ceux que nous avons été en première instance, puis de ceux dont nous sommes issus… tous ces « autres » ne doivent pas être oubliés s’ils émergent.
Le corps et sa psyché
Voici le corps dans sa subtile matérialité. Le cognitif a su le disséquer et l’analyser pour finalement trouver de belles façons d’en prendre soin (ne manquons pas d’honorer cela avec gratitude). Hélas parfois perdu dans les performances esthétiques, sportives ou intellectuelles, voire économiques, il arrive aussi au cognitif de l’instrumentaliser et d’y produire quelques dommages.
La zone existentielle de Soi, en attente de subtilités, aura au contraire tendance à diaboliser le corps, comme si c’était à cause de lui qu’elle ne pouvait se déployer suffisamment. Elle le considère souvent comme un boulet. Elle rêve d’une sorte de félicité, où elle serait libre de lui, nageant délicieusement dans l’expérientiel.
Cette matérialité que représente le corps a cependant aussi une dimension psychique. Il a des éprouvés qui ne sont pas toujours ceux de l’Être. Les Grecs avaient deux mots distincts pour désigner cette subtilité : « Psukhê » pour le corps (souffle, âme animale), « Noos » pour l’esprit (souffle, âme spirituelle).
Si nous traduisons cela dans notre langage contemporain, nous remarquons qu’il arrive que le corps ait un éprouvé et que la psyché en ait un autre. Mais nous peinons avec les mots car « psyché » (Psukhê) chez nous désigne le Soi (l’âme spirituelle des Grecs ?). Nous n’avons pas de mot pour désigner ce qui anime le corps. Pierre Teilhard de Chardin, paléontologue, nous met peut-être sur la voie en nommant deux espaces différents : la biosphère où évolue le vivant biologique (le Corps et sa Psukhê) et la noosphère où évolue le vivant spirituel (l’Être, le Soi, l’Âme, le Noos). Plus subtilement, lors d’un trauma, l’Être peut trouver une façon de se mettre à l’abri en se déconnectant grâce à une ressource réconfortante, alors que le corps subit de plein fouet (et seul) ce qui lui arrive.
Les ressources abritées
Pourtant il n’y a pas que les zones blessées qui ont été mises à l’écart et qui nécessitent des retrouvailles.
Il arrive aussi que, lors de circonstances bouleversantes, le plus inestimable de Soi soit mis à l’abri de la tempête sans en avoir été altéré. Pendant que « tout le reste » se débrouille à y faire face, ce « bout de Soi », parfaitement abrité en lieu sûr, peut continuer à exister sans tourment. Quand le signal (symptôme) nous y conduit, il ne s’agit plus de valider son éprouvé douloureux, mais plutôt d’honorer cette grâce qui le constitue, cette ressource inestimable qu’il représente et qui a été préservée depuis tout ce temps.
Ainsi, cet Être de Soi est instantanément une ressource, souvent en bien meilleur état que le patient lui-même. Dans ce type de situation, par exemple une patiente ayant retrouvé l’enfant qu’elle était, cette dernière lui donnait la main… mais se trouvait plus grande que l’adulte d’aujourd’hui et la sécurisait.

Photo, Noémia Prada
Et aussi d’exceptionnels moments de grâce
Il arrive qu’au cours de son existence, le patient ait vécu des expériences hors du commun, indicibles et non pensables. De tels épisodes, aussi fantastiques soient-ils, restent le plus souvent secrets, car il n’y a personne pour entendre un phénomène aussi étrange. Vastitude, sentiment de connecter la Totalité, expérience d’une Harmonie absolue, d’une proximité profonde avec le Vivant… Cela est touchant, vertigineux. Particulièrement quand cela se produit très jeune car le monde des adultes, censé être sécurisant, semble si fragile… et aveugle à tout cela !
Quand, devenu adulte, le cognitif aura considéré ce vécu comme trop improbable, de tels épisodes seront souvent mis de côté, même oubliés. Cet épisode expérientiel voit alors sa grâce s’éteindre face à l’exigence d’une rationalité qui ne peut cohabiter avec ce qui n’est pas objectivable. Retrouver un tel moment en séance réhabilite soudain toute une mélodie existentielle, dont l’expérience avait été éteinte pour se conformer à l’entourage, et à l’usage.
Et même le futur
Dans cette assemblée atemporelle nous trouvons étonnamment aussi le futur : un peu comme si celui qu’on aura à être faisait partie du ballet existentiel. Rejoindre cette sorte de devenir « déjà là » fait partie de l’aventure. Même s’il n’existe que de façon potentielle, il est un peu comme une finalité à atteindre... « veillant même sur nous », en ce sens où il guide nos pas vers notre justesse intime à accomplir, s’ajustant en permanence selon les « évènements » qui surviennent. Il y a en même temps une « finalité à atteindre » et de « continuels ajustements ».
Ce futur participe d’une certaine façon à la cohésion de l’ensemble "cœurégraphique", telle une ressource nous tractant vers lui. Porté vers celui qu’on a à être, le mouvement s’accomplit dans un dédale d’élans et de retenues, d’intuitions et de désillusions.
Que cela soit profondément réel ou juste imaginaire n’est pas la question, car il n’y a rien d’objectivable à cet endroit. S’agit-il seulement d’intuition ? Dans le doute, quand cela se présente, il s’agit juste de ne pas le dénigrer et d’en goûter la présence atemporelle. Il est certain qu’« oser devenir celui qu’on à être » est parfois entravé par une peur de ne pas correspondre à ce qui est attendu de nous par les autres. Pour s’en protéger, c’est un peu comme si la psyché présente se clivait de la psyché future.
Le cognitif s’y sent perdu, l’expérientiel y montre le chemin. Si l’on est accompagné par un praticien, celui-ci est censé être en alliance avec cette dimension expérientielle qui, telle une boussole, indique une direction qui échappe souvent au cognitif.
Il s’agit de se laisser porter par un flux en accomplissement. Le praticien aura-t-il une « oreille » assez subtile pour percevoir « l’inouïe sonorité » de cette musique existentielle qui mène la danse ?
Le praticien maïeusthésien
La formation apportant un savoir théorique est pour le praticien un passage essentiel. Mais c’est très insuffisant, en ce sens où sa posture prime sur son savoir en ce qui concerne l’efficience de ses services. La posture c’est :
son attitude ;
là où va son attention ;
la nature de son intention.
Au-delà de la délicatesse et de la bienveillance, qui doivent toujours faire partie de sa base quelle que soit l’approche, cette posture sera très différente selon que le praticien s’appuie uniquement sur la psychopathologie (identifier et corriger des dysfonctionnements), uniquement vers la psychologie de la santé (identifier et mobiliser des ressources), ou uniquement vers la psychologie de la pertinence (identifier et faciliter des justesses à l’œuvre dans la psyché). En fait, les trois approches peuvent se compléter et coopérer, si elles ne sont pas exclusives, et bénéficier d’une posture la plus juste possible.
Le Cognitif et l’Expérientiel en retrouvailles
Le cognitif se méfie souvent de l’expérientiel, qui n’est pas objectivable. L’expérientiel se méfie souvent du cognitif, qui tend à l’étriquer, à l’amputer de son essentiel. Pourtant, l’expérientiel, sans aucun cognitif, manquerait de moyens d’expression et se partagerait difficilement (ou même pas du tout). Quant au cognitif, sans au moins un peu d’expérientiel, il ne bénéficierait, ni d’intuitions, ni d’inspirations. Il butterait sur des limites indépassables.
Thierry Tournebise, extrait de la publication : « Cognitif et expérientiel, subtilité d’un cocktail salutaire », février 2026
« Rien ne devient jamais réel tant qu’on ne l’a pas ressenti » John Keats « Le thérapeute, habité par l’aptitude au non-savoir, conduit son patient à sentir. Par le fil conducteur de ses resentis, il sécurise le chemin jusqu’au zones précieuses de vie contenant ces parties de Soi qui attendent. Quand le patient les atteint, le thérapeute l’aide à y poser l’amour et la reconnaissance nécessaires à la réhabilitation. Ainsi, ce qui était identifié au départ comme un problème (la retenue, la peur du pouvoir par exemple), s’évanouit en tant que problème et devient le précieux instrument par lequel on a réussi la localisation puis la réhabilitation, puis, le déploiement. » Angela Dupraz
Psychopraticienne en Maïeusthésie, psychothérapie intégrative, et praticienne en Médecine Chinoise & Vietnamienne, je vous accueille au Cabinet Aliotis à Genève ou en visioconférence. J'interviens également dans les hôpitaux, les unités d'urgence, de soins intensifs et palliatifs, maisons de retraite et établissements médicaux spécialisés. Je collabore étroitement avec des médecins en thérapie déléguée en Suisse.
Je peux, à la demande, organiser des présentations interactives de la Maïeusthésie près de chez vous si vous avez un lieu d'accueil (min. 6 personnes).
Bien chaleureusement, Angela Dupraz
Mobile : +41 79 126 57 73 - Mail : angela.dupraz@bluewin.ch - www.angeladupraz.com
Genève, le 02.03.2026


