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Angela Dupraz

#78 NON DIRECTIVITE ET VALIDATION

  • 9 mars
  • 14 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 7 jours


 La non-directivité et la validation ne sont pas des thèmes nouveaux. Plusieurs auteurs nous ont proposé des écrits sur ce sujet : Carl Rogers, Marshall Rosenberg, Roger Mucchelli, Claude Abric, Noami Feil, Max Pajet...

·       Tact, présence et confiance

Deux êtres en présence sont naturellement portés à échanger. Peut-on préciser ce qu’est « être en présence » ? Il semble que nous ne puissions le réduire au fait de partager « un même ici et maintenant ». Présent vient du latin « prae esse » qui signifie « être devant ». Le mot fait donc penser à une posture « devant » nous rendant visibles, nous rendant rencontrables.

D’autre part quand nous parlons de « présence », qu’est ce qui est présent chez l’autre et chez nous-mêmes ? Tout se passe comme si des parts de soi étaient plus visibles que d’autres de façon plus ou moins fluctuante… mais elles sont cependant toutes toujours là.

Chacun de ceux que nous avons été tout au long de notre vie n’a jamais cessé d’être « là près de nous, avec nous », à chaque instant depuis tout ce temps, étant contemporains de chacun de nos instants d’existence, dans « tous nos présents ultérieurs ». Plus encore, ils en influencent inconsciemment la manifestation, les ressentis et les vécus.

Être présent, c’est donc être avec tous ceux que nous avons été depuis que nous existons et tous ceux que l’autre a été depuis qu’il existe. Il ne s’agit pas là de nos histoires, mais des « êtres que nous avons été et qui ont vécu ces histoires ».

 

·       Non-directivité, liberté et influence

Celui qui accompagne l’autre dans la mise en mots (et mise en non verbal) de ce qu’il a à exprimer va donc être dans ce tact et ce contact. Il sera récepteur de ce qui lui sera adressé par cet autre, mais aussi, accédant au sens, il en accueillera la spécificité propre à son interlocuteur, et aidera celui-ci à accéder aux précisions dont il a besoin pour être dans une expression aussi juste que possible de ce qui est en lui, ce qu’il éprouve, ce qu’il pense.

Il accompagnera cette précision sans jamais en forcer ni l’allure ni la profondeur, car le dévoilement de soi que réalise l’autre ne peut se faire de façon satisfaisante que si ce dernier reste toujours libre de dire ou de taire, de préciser ou de laisser vague, et aussi de regarder ou de ne pas regarder ce qui est en lui-même. En effet il peut ne pas souhaiter partager avec autrui ces précisions, mais aussi ne même pas avoir envie, lui-même, d’y avoir accès. Aucune porte de l’être ne peut être forcée sans commettre une violence. Sinon, il se produit un retrait ou une résistance de cet autre. Une telle rétractation vient la plupart du temps de la mauvaise posture de l’écoutant.

 

·       Zone d’influence

Il y a donc une influence dans ce type d’écoute. Oui, le sujet entendu est influencé par cette réjouissance de celui qui l’accompagne. Cette réjouissance de la rencontre n’est jamais un déni de la douleur quand il y en a, car celle-ci est toujours validée. Ni dramatisée, ni banalisée, elle est même validée à la mesure de ce qui est ressenti par le sujet qui est toujours amené à en préciser la nature et la dimension. Si ce dernier peut le faire avec une relative aisance et tranquillité, c’est que celui qui le lui demande est toujours tourné vers l’être et non vers la circonstance, ni vers cette douleur. L’individu reçoit de la reconnaissance parce que son interlocuteur est touché de le rencontrer, et il se sent compris parce que sa douleur est révélée et validée dans sa juste mesure.

Cette réjouissance à la rencontre de l’autre, le fait d’être touché (et non affecté) est ce qui donne existence au sujet, ce qui fait qu’il se sent exister, ce qui fait qu’il a le courage d’aller voir au plus profond de lui. C’est pourquoi j’ai baptisé « validation existentielle » cette posture bien particulière de l’écoutant. Elle satisfait au besoin ontique (besoins de l’être) de l’écouté et le sécurise pour devenir plus conscient de ce qui est en lui et le partager.

 

·       Validations, 6 niveaux de feedback

Tout cela n’aura de sens que s’il s’y ajoute des validations. Les validations représentent le « retour » (feed back) adressé au sujet qui vient de s’exprimer, et ce retour peut recouvrir plusieurs niveaux. Certains concernent l’information (l’objet), d’autres concernent l’individu (le sujet lui-même).

Ce « retour » qui est adressé à l’émetteur par le récepteur (devenant ainsi émetteur à son tour) comporte : deux niveaux concernant l’information et quatre niveaux concernant le sujet et sa justesse et sa générosité. Les deux premières validations, si elles sont seules, ne témoignent que de relationnel (objet priorisé), les quatre autres élèvent l’échange au niveau du communicationnel (sujet priorisé).

Toute la qualité d’un échange se joue au niveau de ces validations dont il conviendra de comprendre qu’elles ne peuvent en aucun cas se réduire à des considérations techniques. Elles dépendent de la posture de celui qui les met en œuvre.

C’est la qualité d’attention et de considération initiale qui engendre celle des validations qui viennent en retour, et non une compétence technique et verbale. Plus le sujet (l’être) est priorisé, mieux les informations sont perçues. Cette qualité est transmise essentiellement par voie non verbale et ne peut ni être construite, ni être feinte. Il conviendra donc ici d’envisager ce qui va être décrit comme résultant d’une attitude, d’une posture, d’un type d’attention accordée, et non d’une technicité ou d’une habileté.

1-      Recevoir (accès à l’information)Celui qui a reçu est sensé témoigner de cette réception par une validation qu’on nommera « accusé de réception ». Dans ce cas il sera en possibilité de répéter ce qui a été dit, quand bien même il n’en aurait pas compris le sens.

 

2-      Comprendre (accès au sens de l’information)Si l’interlocuteur a compris la signification, il est aussi sensé en témoigner par ce que je nommerai un « message de compréhension ».

3-      Accueillir (être distinct sans être distant, validation de la différence)Quand l’information est reçue et comprise, le mode communicationnel ajoute un message d’accueil. Accueillir est une attitude inconditionnelle emplie de délicatesse et de confiance. Cela ne consiste en aucun cas à avoir le même avis que l’autre, mais simplement à considérer que ce qu’il a dit est juste pour lui, que cela a un fondement pertinent en lui, et que même sans connaître ce fondement nous lui accordons qu’il existe. Cette justesse est considérée comme lui étant relative, et non comme étant absolue, car chacun a des fondements qui lui sont propres.

4-      Remercier (rien ne nous est dû, expression de gratitude)Quand l’information est reçue, comprise, et accueillie, il y a aussi une attitude de gratitude en ce sens que cette information ne nous était pas due*

*Naturellement, il n’est pas non plus dû à l’autre qu’on l’écoute, et les deux pôles vivent un privilège.

Cette notion de gratitude est encore plus forte quand nous avons posé une question et que l’autre nous accorde sa réponse. Cela doit nous conduire à exprimer un message de gratitude signifiant clairement que sa réponse est pour nous un privilège. Cette réponse est reçue, comprise et accueillie (en lui accordant un fondement potentiel juste, même si nous sommes d’avis contraire), mais en plus nous lui sommes reconnaissants de nous l’avoir révélé

Naturellement, toute cette dimension existentielle s’exprime simplement, parfois juste avec un regard, un sourire, des fois avec un mot très simple. Ce doit être quelque chose de naturel qui découle d’une attitude, d’une posture, et non une technique.

5-      Reconnaissance de la justesse (accès au fondement cognitif, valider la raison)Il se trouve qu’avec plusieurs questions pertinentes (deux, trois ou plus), nous aboutissons rapidement au fondement cognitif que nous lui accordions déjà sans le connaître (du moins nous aboutissons à un niveau signifiant de ce fondement). Avec cet aboutissement, nous devons à notre interlocuteur ce que j’appelle un message de cohérence ou « validation cognitive ». Cette validation signifie clairement à notre interlocuteur notre reconnaissance de ce fondement révélé. Si par exemple il nous a dit qu’il n’aime pas les fleurs et qu’après lui avoir demandé ce qui lui déplait dans les fleurs il nous explique que « cela lui fait triste »… et nous précise que cette tristesse est celle qu’il éprouva lors d’obsèques d’un très bon ami où il y avait beaucoup de fleurs… la validation cognitive lui signifiera que « si les fleurs lui font penser à cela nous comprenons qu’il les trouve tristes ». Vous remarquez que ce n’est pas « la tristesse des fleurs dans l’absolu » qui est validée, mais « la tristesse des fleurs pour lui » compte tenu de son vécu et de ce qu’il en a fait.

Attention : la validation cognitive ne prend en fait sa dimension que si elle est accompagnée de validation existentielle. Sinon elle se réduit à un jeu de logique dans lequel l’être ne se reconnaît pas. La validation existentielle est surtout portée par la réjouissance que nous éprouvons à la révélation et à la rencontre de l’autre.

6-      Réjouissance (validation existentielle, rencontre, être touché)Voici le point sensible qui fait toute la différence : celui qui accompagne, qui écoute, qui questionne, est dans une posture de réjouissance à chaque pas, à chaque réponse, à chaque révélation de Soi que lui offre l’autre. Il se sent « touché ». Comme le dirait Frans Veldman qui a tellement mis l’accent sur cette notion de « tact psychique » dans l’haptonomie, pour qui il y a le vécu du « bon être ensemble ». Comme le disait Carl Rogers sur la fin de sa vie, les deux (patient et praticien) se retrouvent dans un « espace transcendé » où chacun des deux perçoit l’autre. Nous découvrons alors une saveur de vie, une sagesse de l’être, une dégustation ontique.

Ce mot de réjouissance surprend souvent les personnes qui l’entendent ou le lisent, car un accompagnement est sensé habituellement se réaliser dans la neutralité et la gravité. Gravité et sérieux sont souvent confondus ! Pourtant on peut être sérieux sans gravité. La gravité, c’est le poids, la pesanteur, c’est la gravitation… avec sa « mise en orbite » qui nous fait tourner en rond sur nos problèmes. La rencontre ne peut s’envisager dans la gravité, mais seulement dans une sorte de légèreté de l’être, dans une « non pesanteur ».

Se réjouir de cette rencontre à chaque pas, c’est signifier à l’être que l’on éprouve du bonheur à le rencontrer et, par là même, lui donner le goût de se rencontrer lui-même.

La mise en mots d’une telle posture est très délicate. Cette réjouissance est juste un art de goûter la vie, la présence de l’autre, une sorte d’« hédonisme ontique » qui n’est jamais une euphorie. C’est l’« art » de se laisser toucher par cette présence de l’autre. Mais c’est sans doute encore plus qu’un « art ». C’est se sentir « touché » sans jamais être « affecté ». Distinction importante : on est touché par l’être, on est affecté par ses problèmes ! Or ce n’est pas vers les problèmes que notre attention est sensée se tourner, mais vers l’être. Quand bien même cet être a des problèmes ou des souffrances, ce ne sont ni ces problèmes ni ces souffrances qui mobilisent notre attention mais le sujet qui les évoque et les a éprouvés.

Cette attitude de réjouissance de celui qui se laisse toucher par cette présence de l’être qu’est l’autre, résulte d’une sorte de « tact ontique », de « tact existentiel », de « tact de l’être », de « tact psychique ».

Être touché sans être affecté ne conduit nullement à une banalisation des douleurs ressenties quand il y en a, au contraire. Cependant, il faut comprendre que ce ne sont jamais les douleurs qui sont reconnues, mais l’être qui les a éprouvées. Ce dernier est si précieux à nos yeux qu’il suscite cette réjouissance de le voir se manifester. Celui qui écoute ou accompagne prend toute la mesure des ressentis éprouvés (il se doit même de le faire), mais cela est simplement pour être dans la reconnaissance du sujet qui les a éprouvés et non pour dramatiser et tomber dans le pathos.

C’est ce qui fait que chaque question posée est comme une invitation à se rapprocher de ce qui est précieux en soi, pour ne pas dire d’une sorte de « trésor ». Le sujet qui reçoit les questions n’a pas alors à recontacter ce qu’il a pu vivre de difficile, mais seulement à recontacter celui qu’il était et qui a éprouvé ces difficultés et ces douleurs. Cela fait une telle différence que le sujet ne manifeste pas de résistances à se rencontrer, alors qu’il pourrait en manifester beaucoup à raconter ce qui s’est passé. A chaque émergence nouvelle il se produit une validation qui, telle une sécurité, valide un peu plus l’être à chaque pas, l’assure dans son existence, lui permet d’être qui il est. Il gagne, à chaque pas, un peu plus d’individuation et d’assurance intérieure lui apportant plus d’assurance au monde. Tour cela le met de plus en plus en complétude et en cohérence existentielle.

 L’émetteur initial est concerné par ces deux premiers feed-back. Il aura avantage à  être attentif au fait que son interlocuteur ait bien reçu et compris l’information qu’il lui a destinée. S’il réalise que l’information n’a pas été reçue (bruit, audition, parasites) il va simplement la répéter en ajustant le volume ou la diction. S’il réalise que l’information  n’a pas été comprise, il ne va pas la répéter, mais l’expliquer, la développer, l’expliciter. Ceci est tout simple, mais nous noterons tout de même que : « répéter » à celui qui n’a pas compris génère de l’agacement (il peut alors  rétorquer « ça va je ne suis pas sourd ! »), et « expliquer » à celui qui n’avait pas entendu peut aussi amener une tension (il peut rétorquer « ça va je ne suis pas idiot ! »). Si l’émetteur initial intervertit les deux situations, son attitude inappropriée risque de générer des tentions,  de provoquer une fermeture et une défense de son interlocuteur… qui alors quitte l’état communicant.

 

·       Non directivité en thérapie, trois exemples d’approches

1-      La non-directivité utilisée en ACP (Approche Centrée sur la Personne) Elle vise ici à permettre la réalisation de la personnalité du patient à travers ce que Carl Rogers nommait « growth » (croissance) qui s’opère spontanément en lui en « auto régulation ». Dans cette approche, le praticien par sa présence bienveillante et son attitude d’attention positive inconditionnelle permet l’émergence de « qui est » le sujet  qui consulte. A cet effet, il intervient très peu (cela peut parfois laisser temporairement le patient en impression d’abandon). Nous notons que cette réalisation de Soi par accompagnement de ce « growth » est un grand projet, pour ne pas dire un projet grandiose ! Nous y retrouvons l’idée de Maslow invitant à devenir l’humain que l’on a à être, précisant que nos souffrances psychiques viennent simplement d’un manque de Soi, d’un manque d’humanité, d’une simple carence en l’humain que l’on est. Cependant, malgré la dimension ontique que met Rogers dans tous ses propos, il évoque un développement de la « personnalité » (donc du « moi ») et non un développement du « Soi ». La non distinction de ces deux notions avec suffisamment de clarté y est regrettable. Cela n’ôte rien à l’humanité de son approche, et Rogers à eu le mérite de concilier la recherche (mesures exigeantes, recherches scientifiques) et l’humanité (considération et confiance) concernant la psychologie qu’il mettait en œuvre.

2-      La non directivité en psychanalyse (freudienne) La notion y est différente, car il s’agit là plutôt d’une « neutralité bienveillante » qui a pour projet l’émergence d’un transfert (envers le thérapeute), permettant ainsi de pointer les zones de développement restées en conflit sur le plan libidinal, puis d’en accomplir la mise en conscience et la « résolution ». Ce processus s’accomplit avec deux règles demandées au patient : la « non omission » (tout dire), et la libre association (liens spontanés surgissant à l’esprit). Le praticien intervient aussi très peu, offrant son « attention flottante », c'est-à-dire : ne s’accrochant sur rien de spécial, ouverte à tout de façon égale (c’est là le parallèle avec la non-directivité, mais les règles de « non omission » et de « libre association » amènent une structure dans les process de pensée… ce qui est aux antipodes de la non directivité). Le projet est également grandiose (quoique restreint aux « stades du développement »), mais « l’attente » du transfert rend la situation délicate, pour ne pas dire aléatoire et interminable (voire le provoquant). D’autre part, l’a priori libidinal rétrécit le champ d’investigation, le présuppose, et donc n’est pas si « neutre » que cela, exerçant de ce fait une sérieuse filtration, et conduisant à des interprétations « orientées » (surtout quand celles-ci, excessivement axées sur la sexualité, éloignent le sujet de ses réalités intérieures). En ce sens Rogers a affiné le travail de la psychanalyse, en lui donnant aussi une dimension plus ontique que libidinale (plus au niveau de l’être que de l’énergie), plus tournée sur l’état présent de la personnalité que sur l’antériorité de l’histoire du sujet, plus expérientiel et moins (ou même pas du tout) interprétatif et intellectuel. Mais pour autant, il ne répond pas forcément à la demande du patient ayant un symptôme particulier.

3-      La non directivité en Maïeusthésie Ici, la non directivité est bien plus active qu’en ACP, mais le praticien ne fait qu’y suivre les justesses du patient (il s’y trouve aussi une grande confiance en son « growth » et en sa capacité d’auto-organisation pertinente). En Maïeusthésie, le praticien se propose modestement de permettre la révélation de la part de Soi en train de se manifester à travers un symptôme pour prendre sa juste place dans la structure de la psyché. L’approche y est expérientielle et il s’y vit un contact avec soi-même. Elle ne s’appuie pas sur l’historique, car ce ne sont pas les faits qui sont analysés, ni le passé qui ressurgit, mais l’être qu’on était, avec son ressenti, qui est rencontré. Il s’agit alors d’une rencontre de soi et non d’une régression où l’on referait la même expérience (pour se rencontrer, celui qu’on est et celui qu’on était sont « distincts » et c’est ce qui permet cette expérience de « contact avec soi-même »). Il n’est pas nécessaire ici pour le praticien d’attendre un moment de transfert, car les multiples déplacements* se produisant dans la vie du sujet (où apparaissent des « patterns » : émotions analogues dans des situations différentes) permettent une identification rapide de ce qui en soi attend d’être validé. L’approche y est totalement expérientielle et non événementielle car il est même possible de réhabiliter une part de soi (clairement identifiée) sans pour autant s’appuyer sur la circonstance historiquement associée (qui peut même parfois ne pas être révélée). Le processus se réalise juste en accomplissant cette « rencontre de soi » et non en se rappelant ou en analysant la circonstance. Cela permet une thérapie « à la demande » en fonction des moments ou des étapes de vie et du besoin du patient.

En Maïeusthésie, l’idée n’y est pas l’accomplissement de « toute la personnalité » (le projet est plus modeste), ni de « résoudre les conflits restés en suspend dans les stades du développement » (il ne s’agit que de s’ouvrir à ce qui se manifeste déjà et est en attente de reconnaissance). Le projet est simplement de permettre au sujet d’ajouter à lui-même dans sa psyché ce qui est en demande de s’y placer avec justesse au fur et à mesure de sa maturation (confiance en ses justesses intérieures).L’aboutissement de cet accomplissement de soi est peut-être l’affaire de toute une vie, et concerne simplement le fait de vivre, et non pas forcément d’être trop longtemps en thérapie. Cependant, du fait de ses symptômes, à un moment de son existence, le sujet peut avoir besoin d’un accompagnement spécifique de son « growth », avant de le reprendre par lui-même avec le cours naturel de ses jours. La Maïeusthésie apporte une réponse à ce type de besoin « ponctuel », que ce soit suite à des traumas majeurs (même très lourds) ou à des manifestations (symptômes de psychopathologie)  encombrant la vie du sujet et le conduisant à s’interroger.

 

Thierry Tournebise, extrait de la publication : « Non directivité et validation, guidance, rencontre et reconnaissance », janvier 2012


« Même en psychothérapie, quand nous "travaillons" sur des évènements passés, pour être efficaces et rapides, nous aurons avantage à y accéder en nous tournant vers le présent qui est la source de toutes les informations dont nous avons besoin, même lorsqu'il s'agit d'incidents extrêmement anciens. Cela tient au fait que les circonstances sont dans le passé, mais que leur enregistrement est avec nous dans le présent. » Thierry Tournebise, L' Art d'être communicant, avec les autres et avec soi-même, Ed. Dangles, 2008

 Photo, Noémia Prada

« Si nous savions regarder le réel de chacun de nos jours, nous tomberions à genoux devant tant de grâce. » Christian Bobin, Prisonnier au berceau, Ed. Poche, 2007

Psychopraticienne en Maïeusthésie, psychothérapie intégrative, et praticienne en Médecine Chinoise & Vietnamienne, je vous accueille au Cabinet Aliotis à Genève ou en visioconférence. J'interviens également dans les hôpitaux, les unités d'urgence, de soins intensifs et palliatifs, maisons de retraite et établissements médicaux spécialisés. Je collabore étroitement avec des médecins en thérapie déléguée en Suisse.

Je peux, à la demande, organiser des présentations interactives de la Maïeusthésie près de chez vous si vous avez un lieu d'accueil (min. 6 personnes).

 

 Bien chaleureusement, Angela Dupraz

Mobile :  +41 79 126 57 73 - Mail : angela.dupraz@bluewin.ch  - www.angeladupraz.com


Genève, le 09.03.2026

 
 
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